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RetourCertains l'aiment chaud

Découvrez comment Lou Rall s’en est sortie lorsqu’elle a participé en septembre à une randonnée de bienfaisance organisée au Pérou par des célébrités.

En 2004, Lou Rall, 37 ans, a découvert qu’elle était atteinte d’un cancer du sein alors qu’elle était enceinte de huit mois. À cause de son cancer, elle n’a pas pu fêter comme il se doit la bienvenue au petit Ben. En effet, elle a dû se faire opérer quelques semaines après sa naissance.   « Mes proches s’attendaient à ce que je les appelle au sujet du bébé, mais au lieu de ça, j’ai dû leur annoncer que j’avais un cancer du sein, » raconte-t-elle.  Les médecins de Lou avaient bon espoir qu’une lumpectomie suffirait en termes de traitement. Malheureusement, le cancer s’étant propagé, elle a dû subir une nouvelle intervention consistant en une mastectomie totale et l’ablation d’un ganglion lymphatique.


Comme Lou et son mari souhaitaient retrouver une vie normale au plus vite, elle s’est efforcée de récupérer au mieux afin de pouvoir s’occuper de Ben.  Toutefois, trois ans plus tard, elle a commencé à ressentir une douleur tenace dans le dos. Quand elle en a parlé à son oncologue lors d’une visite de routine,  celui-ci lui a fait faire des examens sur le champ, lesquels ont révélé que Lou était atteinte d’un cancer du sein métastatique.  « Tout à coup, j’étais confrontée à une nouvelle épreuve, mais cette fois-ci, c’était encore plus grave : le cancer se situait dans les os, donc on ne pouvait pas l’ablater, » explique Lou, qui suit actuellement un traitement alliant chimio et radiothérapie.  « Lors de la visite semestrielle, je suis à chaque fois ramenée à la réalité et au fait que ma vie est en jeu, mais là, ça a l’air d’aller. Je suis en forme et je me sens bien, mais on ne sait jamais ce qui se passe à l’intérieur. »

Malgré la rigueur du traitement, Lou ne se lasse pas de collecter des fonds pour Breast Cancer Care,  une association caritative qui a été présente à ses côtés « à chaque instant », surtout grâce à ses forums en ligne. Destinés aux femmes atteintes d’un cancer du sein métastatique, ceux-ci lui ont donné beaucoup d’espoir quant à son avenir.  En septembre, elle a entrepris d’ajouter 2 000 livres aux 8 000 qu’elle a déjà récoltées pour l’association en prenant part, aux côtés de cinq autres rescapées du cancer du sein et d’une brochette de célébrités, à une randonnée exténuante le long du Chemin des Incas, au Pérou.  Née d’une idée originale de Denise Van Out et Fearne Cotton, deux personnalités de la télévision britannique, la randonnée a été diffusée le 25 octobre et le 1er novembre sur ITV2.  Nous avons retrouvé Lou juste après son retour.

AL : Alors, comment ça s'est passé?

LR : C’était un voyage intense qui n’arrive qu’une fois dans la vie : 11 journées bien remplies avec réveil aux aurores, longs voyages, plein de marche chaque jour et camping pendant la nuit.  C’était difficile mais en même temps, j’ai passé un moment formidable.

AL : Était-ce aussi éprouvant physiquement que vous l’aviez imaginé ?

LR : Je m’étais bien préparée pour le trekking et j'avais prévu que les journées seraient longues et la marche, difficile.  La seule chose qu’on ne savait pas à l’avance, c’était l’effet que l’altitude aurait sur moi.  Je m’y étais plutôt bien adaptée lorsqu’il s’agissait de marcher en ville avant le départ, mais notre première marche éprouvante a démarré par une pente raide, et le groupe est parti à vive allure.  J’étais vraiment essoufflée.  Le médecin m’a pris à part et m’a dit : « C’est à cause de l’altitude. »  Il a pris mon sac à dos et il m’a administré des médicaments contre le mal des montagnes.  À la fin de cette marche-là, c'est moi qui suis arrivée en tête !  Je passais constamment d’une extrémité à l’autre : soit j’étais à la traîne en train de souffrir en silence, soit j’étais devant tout le monde.  On a fait une randonnée de dix heures où on a emprunté deux immenses cols situés à une altitude de 4 400 m, et là, je m’en suis très bien sortie.  Mais quand on est redescendues, je suis partie assez vite,  et tout à coup, j’ai été prise de nausée et de vertige.  Ce jour-là, j’ai fini en dernier mais j’ai été accueillie par une marée de rose qui m’a encouragée jusqu'au bout.  Il y avait un bel esprit d’équipe : on se serrait les coudes.  Évidemment, nous les cancéreuses, on était déjà assez soudées, mais les célébrités se sont jointes à nous et ont fait comme tout le monde.

AL : Parlez-nous des célébrités : comment étaient-elles en vrai ?

LR : Elles avaient les pieds sur terre et étaient très dévouées à notre cause. Aussi, elle s’intéressaient beaucoup à nous en tant que personnes et étaient curieuses de connaître notre histoire et à quoi ressemble notre vie.  Tous les jours, elles étaient avec nous en permanence, mangeaient avec nous et campaient avec nous. Bref, c’était très intime!

AL : Y a-t-il eu des moments forts ou des moments difficiles ?

LR : Il y a eu un moment poignant dans les Andes où on a rencontré un groupe d’enfants surgis de nulle part au cours d’une des journées les plus longues.  On était toutes très fatiguées, et on a insisté pour qu’Alexandra Burke nous chante une chanson.  Elle a chanté « Hallelujah » devant nous toutes et les enfants, j’en avais vraiment la chair de poule.  Un autre soir, on est rentrées au terrain de camping, et les célébrités nous avaient préparé un repas qu’on a toutes mangé autour du feu de camp.

AL : Avez-vous noué des liens avec une célébrité en particulier ?

LR : Elles m’ont toutes énormément soutenue, mais Denise [Van Outen] est celle qui m’a le plus aidée à tenir le rythme pendant la marche. Et aussi, comme on a fait équipe durant nos tête-à-tête devant la caméra, j’ai appris à la connaître assez bien.  En fait, on en oubliait que c’était des célébrités : on était là les unes pour les autres.

AL : Combien d’argent avez-vous récolté pour Breast Cancer Care?

LR : J’ai récolté plus de 5 000 livres, et ce n'est pas fini.  Maintenant que je suis de retour, j’ai envie d’organiser d’autres événements au niveau local. Et, à mon avis, quand les émissions seront diffusées à la télé, ça sensibilisera encore davantage le public.

AL : Que ressentez-vous par rapport à ce que vous avez accompli pour Breast Cancer Care?

LR : Ils m’ont apporté leur soutien depuis le tout début, et j’adore vraiment participer à leurs événements car ils sont super bien organisés.  Ce voyage n’a pas échappé à la règle : c’était la chance de ma vie.  Je veux collecter de l’argent pour le travail qu’ils accomplissent à l’heure actuelle, ainsi qu’obtenir des fonds pour l’avenir.   Le cancer du sein représente toujours un problème monumental.  Par ailleurs, ils font beaucoup pour sensibiliser les gens au cancer du sein métastatique, ce qui me concerne particulièrement.  En plus d’avoir déjà organisé une journée de sensibilisation, ils militent en faveur d’une amélioration des soins et d’un enregistrement et d’une meilleure accessibilité des statistiques.  Quand on apprend qu’on a un cancer du sein métastatique, on pense que « c’est la fin », mais en fait, plein de femmes survivent pendant très longtemps.  Même s’il y a des moments difficiles, on gère quand même.

AL : Les articles qu’Amoena vous a donnés vous ont-ils facilité la vie?

LR : J’aimerais dire un grand merci à Amoena.  J’ai porté le nouveau « sein bionique » [la nouvelle prothèse Energy d’Amoena] pendant la randonnée et je l’ai trouvé très confortable.  Le soutien-gorge de sport était vraiment parfait pour la marche.  J’ai également utilisé le maillot de bain et la prothèse aquatique Swimform pour me baigner dans les sources thermales qu’il y avait au début du voyage.  Le petit haut à bretelles m’a permis d’avoir un look sexy pendant le dîner de gala organisé pour célébrer nos exploits à la fin de notre aventure péruvienne.  Je l’ai porté avec un pantalon noir et un joli foulard!

AL : Racontez-nous un des souvenirs impérissables de votre voyage

LR : Sans aucun doute, c’est la journée où on a gravi des marches pendant huit heures pour atteindre la Porte du Soleil. Il fallait escalader les marches en file indienne pendant huit heures non-stop, et c’est moi qui ouvrait la marche.  On avait une vue magnifique qui dominait la rivière et la ville.  Et la marche elle-même représentait un défi incroyable.  L’instant où on a atteint la Porte du Soleil, avec Machu Pichu en bas et les chaînes de montagnes tout autour, c’était vraiment magique.  Il n’y avait personne à part nous.  C’était un moment très spécial.

AL : Bravo, Lou, et merci de nous avoir parlé!

Si vous souhaitez faire un don à Lou, rendez-vous sur

www.virginmoneygiving.com/lourall