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Force et autonomie gagnent le combat

Strength, faith and self-advocacy win the fightLorsque l’on voit Renée Davis déambuler fièrement sur le podium d’un défilé de mode ou orner la double page d’un magazine, personne ne s’imagine qu’elle est bien plus qu’un mannequin qui présente la dernière tendance dans l’univers des vêtements et de la coiffure. Elle est un exemple de force et de résistance dans tous les domaines de la vie.

Renée a fait face au diagnostic du cancer, à une tumorectomie et à environ deux mois de radiothérapie avec un aplomb surprenant. Lorsque ses médecins lui ont dit qu’ils voulaient retirer la tumeur, sa première réaction n’a été ni la peur ni l’angoisse ni l’apitoiement sur son sort, mais une réponse plutôt positive: « OK ! Éradiquons-le ! ».

Une partie de la force de Renée provient du combat contre le cancer dont elle a été le témoin chez sa mère il y a des années de cela. Alors que Renée avait cinq ou six ans, on a diagnostiqué à sa mère la maladie de Hodgkin, un cancer qui touche le système lymphatique. « Personne ne s’attendait à ce qu’elle survive », explique Renée, « mais elle a réussi à vaincre le cancer ».

Une décennie plus tard, sa mère dut faire face à un cancer du sein traité par une double mastectomie. Dix ans plus tard, le cancer du sein réapparut dans les tissus résiduels. Une fois encore, elle survécut. « Ma mère représentait un tel miracle », explique Renée. « Elle s’est remise de ce traumatisme ».

Environ 15 ans après son second cancer du sein, la mère de Renée se vit diagnostiquer un myélome multiple au niveau du crâne, une maladie à laquelle elle finit par succomber. « Elle était tout simplement fatiguée de se battre », explique Renée. « Je l’ai comprise ».

L'auto-examen

Forte de l’exemple de sa mère, Renée a toujours veillé à effectuer régulièrement un auto-examen de ses seins. « Je n’ai pas toujours été très rigoureuse », avoue-t-elle. « Mais j’y ai toujours pensé. En particulier lorsque j’ai développé une fibrokystique du sein ».

Un jour, en 1999, Renée découvre une nouvelle grosseur. Elle ne s’est tout d’abord pas inquiétée puisque, avec son terrain fibrokystique, elle était habituée à faire régulièrement contrôler des grosseurs. « J’avais déjà subi quelques fines ponctions et quelques biopsies chirurgicales », explique Renée. « C’était devenu presque banal ».

Cette fois-ci cependant, les choses étaient un peu différentes. Renée a écouté sa voix intérieure lui dire: « Cette grosseur-là est cancérigène, mais elle ne te tuera pas ».

Tout cela ne saurait suggérer qu’avoir un cancer du sein a été chose facile pour Renée. Elle venait juste de perdre son emploi dans le service marketing d’une compagnie de téléphone où elle travaillait depuis 15 ans. Elle n’avait aucun revenu et pas d’assurance-maladie. « Mes économies ont rapidement été épuisées », explique-t-elle. « J’ai presque perdu mon appartement et ai dû renoncer à ma voiture ».

Les premières pensées qui sont venues à l’esprit de Renée au moment du diagnostic concernaient les aspects financiers et non les problèmes médicaux. « Comment vais-je payer tout ça ? » s’est-elle demandé. Elle s’est finalement rendue à l’hôpital communautaire d’Atlanta, auquel elle doit, ainsi qu’au Centre de la santé mammaire de la Fondation Avon, une prise en charge des coûts de son traitement.

Et comme si cela ne suffisait pas, Renée devait parallèlement se battre contre la dépression, plus liée à son chômage qu’à son cancer. « Je me suis battue pour retrouver une estime de moi et pour retrouver confiance en moi », se rappelle-t-elle. « On m’a diagnostiqué une dépression clinique et j’ai réussi à obtenir un soutien psychologique par le biais du comté. Cela a été une phase terrible dans ma vie », ajoute Renée. « Quand j’y repense, je me demande comment j’ai réussi à la traverser ».

Aider les autres

Renée pense que quelles que soient les épreuves que nous traversons, nous pouvons aider quelqu’un d’autre à parcourir le même chemin. « Je suis convaincue que nous en avons la responsabilité » dit-elle.

Renée s’est engagée dans le centre de santé mammaire de la fondation Avon à l’hôpital Grady. Elle a fait du travail de communication (mailings, stand d’info en centres commerciaux) mais ce qui est particulièrement important pour Renée, c’est de parler avec les femmes. Un jour, son médecin lui a demandé de rencontrer une patiente qui venait d’être diagnostiquée et qui était complètement bouleversée. Il avait peur qu’elle ne revienne pas pour suivre son traitement.

« Elle m’a regardée et elle a arrêté de pleurer. Les yeux écarquillés, elle m’a dit : vous êtes si belle ! », se rappelle Renée. Elle l’a prise dans ses bras et lui a dit: « Le cancer ne connaît pas la discrimination. Si tu as des seins, tu es susceptible de développer un cancer. À présent, ce que tu as à faire, c’est de dire au cancer que c’est toi le chef et pas lui ! ». Renée a souligné l’importance de poursuivre le traitement. « Tu ne peux pas laisser la peur te contrôler, car tu es capable de gagner le combat », lui a-t-elle dit. « Mais tu dois prendre la décision de le faire, tu dois prendre la décision de travailler avec les médecins, tu dois prendre la décision de prendre tes médicaments ». La femme a dévisagé Renée. « Tu peux le faire pour moi ? ».

La femme a ri, a pris Renée dans ses bras et a accepté de se battre pour vivre.

Strength, faith and self-advocacy win the fightDe la même manière, il a été très important pour Renée de s’engager pour Amoena. « Les produits Amoena », dit-elle, « aident vraiment les femmes pendant le traitement contre le cancer et après ». Elle regrette seulement qu’ils n’aient pas été là pour sa mère.

« Après l’ablation de ses seins, elle a essayé de porter un soutien-gorge en le rembourrant avec du coton. Puis elle a utilisé des prothèses lourdes et fermes. » explique Renée. « Elles lui tiraient sur les épaules. Dire qu’aujourd’hui les prothèses Amoena existent en différentes formes et sont souples et légères », ajoute Renée. En travaillant comme mannequin pour Amoena, Renée a la possibilité de s’adresser à d’autres femmes qui peuvent bénéficier de ces produits.

Un modèle de maturité

Renée n’est pas du genre à laisser le processus naturel du vieillissement la ralentir.

Elle avait 40 ans et sa fille faisait partie de l’équipe de jeunes mannequins d’un centre commercial. Un jour, elle accompagnait sa fille à un essayage pour un défilé à l’occasion de la rentrée scolaire lorsque le producteur la regarda et lui demanda si elle était, elle aussi, mannequin.

« La première idée qui m’a traversé l’esprit a été : pourquoi pas ! », se souvient Renée. Elle a ainsi débuté au centre commercial avant de poursuivre sa carrière de mannequin pour de grands magasins. Elle travaille aujourd’hui pour une agence nationale et c’est ainsi qu’elle a débuté sa collaboration avec Amoena.

Renée s’est également remariée. « Qui l’aurait cru ? », s’étonne-t-elle. « Je n’ai jamais pensé me remarier, je ne recherchais personne et voilà ce merveilleux homme qui entre dans ma vie alors que j’ai 51 ans ! ». Elle a maintenant cinq filles, deux biologiques et trois en bonus. « Je pense que mon histoire est encourageante pour de nombreuses femmes ».

Récemment, Renée s’est lancée dans une nouvelle carrière généralement prisée par les moins de 50 ans : elle est devenue hôtesse de l’air.

Son mari a eu une promotion qui les a amenés à quitter Atlanta pour emménager à Washington. Elle a décidé de poser sa candidature au service clients de l’aéroport et a également postulé, dans l’élan pour un poste d’hôtesse de l’air.

Il n’y a pas eu de suite au niveau du service clients, cependant les compagnies Delta et Express Jet l’ont contactée. « Je leur ai demandé s’ils avaient bien vu qu’elle âge j’avais ! ». Depuis, Renée ne cesse de jongler entre son métier de mannequin, son travail de mère et ses voyages aux quatre coins du pays.

Strength, faith and self-advocacy win the fightUn modèle

Renée n’est pas uniquement une jolie femme, elle est forte, indépendante, passionnée et aussi discrète. Elle ne se considère pas comme sensationnelle, mais pense bien plus que toutes les personnes qui survivent au cancer sont impressionnantes.

« Je pense qu’un grand nombre de femmes ayant été touchées par un cancer du sein sont des exemples parce qu’elles ont refusé de baisser les bras », explique Renée. « Elles se sont battues, indépendamment de la difficulté ». Et comme Renée, elles continuent de vivre des vies riches après le cancer.

Vous avez aimé cet article publié dans notre magazine Amoena Life édition printemps 2014 ? retrouvez le magazine complet ici. Vous souhaitez recevoir les éditions prochaines et être informez de nos nouveautés ? Inscrivez-vous à notre e-newsletter.