Anatomie de la poitrine
Source: Association Allemande d’Aide pour la Recherche contre le Cancer

Afin de vraiment pouvoir interpréter les signaux que nous donnent notre corps, chaque femme devrait avoir un minimum de connaissances sur l’anatomie de la poitrine et la fonction des glandes mammaires. Un sein en bonne santé d’une femme mûre est composé en grande partie de graisse et d’une texture glandulaire. Sa fonction principale est la production de lait maternel pour nourrir le nouveau né. On peut se représenter la structure du système cellulaire produisant le lait comme une grappe de raisin. Les raisins correspondraient alors à des lobes glandulaires (Lodula) se présentant par groupes et sécrétant du lait, tandis que les ramifications seraient des canaux appelés canaux galactophores (Ductuli), qui conduisent le lait sécrété par les glandes mammaires vers le mamelon. Les glandes et les canaux galactophores sont enrobés par des tissus adipeux qui donnent sa forme et sa souplesse au sein. Le sein lui-même n’a pas de muscle mais il est raccroché au grand pectoral (Musculus pectoralis maior), qui va du sternum et de la clavicule jusqu’à l’épaule.

Un réseau de vaisseaux sanguins approvisionne les tissus mammaires en hormones et en substances nutritives. Pendant le cycle de menstruation, la grossesse et l’excitation sexuelle, ces vaisseaux sanguins sont pleinement remplis et raffermissent les seins. La taille variable des seins dépend essentiellement de l’abondance des tissus adipeux qui entourent et protègent les structures internes du sein.

Le sein subit chaque mois des modifications cycliques, qui se produisent comme une réponse à la variation du niveau d’hormones. Les oestrogènes, et plus tard la période de gestation, font durcir les seins en augmentant le stockage d’eau et en tonifiant la masse sanguine, font gonfler les glandes mammaires, et font augmenter le nombre de leurs cellules. Ces modifications sont en principe les prémices de la grossesse et de la production de lait qui en découle. Toutefois, si la fécondation n’a pas lieu, ces gonflements et autres modifications rétrogradent avec l’arrivée des prochaines règles.

Lorsque ces cycles se sont répétés sur plusieurs années, certains seins développent une dimension de nodosité d’une importance différente. Les nodules qui en résultent se composent d’un tissu conjonctif et de petits kystes. C’est pourquoi on parle de transformations mammaires fibrokystiques (Mastopathie fibrokystique). La période juste avant l’arrivée des règles est celle où les nodules sont les plus prononcés et peuvent produire dans le sein un sentiment de tensions extrêmes. Ces transformations fibrokystiques disparaissent normalement après la ménopause mais peuvent subsister chez certaines femmes qui prennent des médicaments contenant des oestrogènes ou qui continuent à produire dans leurs glandes surrénales de grandes quantités d’hormones. Ces transformations bénignes se dissocient en général bien des nodules malins, étant donné qu’ils gonflent et dégonflent avec le cycle menstruel. Ils ne laissent pas la même sensation bien connue des femmes que celle d’une vraie tumeur du sein ou du cancer du sein.

Par le biais de petits vaisseaux, nommés les vaisseaux lymphatiques, le sein extrait des liquides excédentaires ainsi que les impuretés qui y sont mélangées. Ces vaisseaux se dispersent essentiellement dans deux directions : d’un côté, les vaisseaux lymphatiques entre l’épaule et le mamelon conduisent aux ganglions dans le creux de l’aisselle (ganglions axillaires) et de l’autre côté, les vaisseaux lymphatiques entre les deux mamelons conduisent aux ganglions sur les côtés du sternum sous les côtes (ganglions internes). Le système lymphatique est une partie importante du système immunitaire de notre corps. Les ganglions contiennent une part particulièrement élevée de globules blancs ; ils font fonction de filtre, dans lequel des substances étrangères au corps et à l’organisme telles que les bactéries, les virus et cellules cancéreuses, etc. sont interceptées.