Les sels d’aluminium contenus dans les antitranspirants ont généré une polémique.
Partant du constat d’une incidence plus élevée de cancer du sein dans le quadrant supéro-externe, localisation proche de la surface habituelle d’application des déodorants et/ou antitranspirants, l’hypothèse d’un lien entre anti-transpirants et survenue du cancer du sein a été émise. La responsabilité éventuelle des sels d’aluminium, composants traditionnels de nombreux produits cosmétiques, a été évoquée par ces mêmes équipes. Afin de savoir si cette hypothèse pouvait ou non être retenue, un groupe d’experts* a été constitué pour rechercher et analyser les données de la littérature en rapport avec le problème posé, et cela, dans le but de répondre à trois questions définies :
Existe-t-il des arguments biologiques ou expérimentaux pour un éventuel rapport entre utilisation de déodorants/antitranspirants et cancer du sein ? L’utilisation des déodorants/antitranspirants a-t-elle une incidence sur l’augmentation du risque de cancer du sein ? Un lien de causalité entre utilisation de déodorants/antitranspirants et cancer du sein peut-il être retenu ?
* Ce groupe d’experts est composé de N. Namer, E. Luporsi, J. Gligorov, F. Lokiec, M. Spielmann.
L’Institut national du Cancer (INCA) publie un communiqué sur son site dans sa rubrique Santé publique : Les déodorants et antitranspirants constituent-ils un risque de cancer du sein ?
La conclusion du groupe d’experts rejoint celle des autorités de santé française et américaine : l’utilisation de déodorants/antitranspirants ne constitue pas un risque de cancer du sein. Après l’analyse de la littérature disponible sur le sujet, aucune preuve scientifique en faveur de l’hypothèse n’engage à poursuivre sur cette voie de recherche.
Pour télécharger ce communiqué en format pdf, cliquez ici.